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Le sénateur Joseph
Médard a été questionné
par la justice sur son éventuelle implication
dans un complot visant à l'assassinat de responsables
de KOZEPEP, dont Charles Suffrard et René Préval.
Port-au-Prince, 28 Avril
2001. (infohaiti.com).- La comparution le vendredi 27
avril dernier, devant le cabinet d'instruction du sénateur
de l' Artibonite Joseph Médard s'inscrivait dans
le cadre de son éventuelle implication dans un
complot visant à assassiner des dirigeants de
l' organisation politique KOZEPEP, dont l'ancien président
René Préval et le coordonateur du mouvement
Charles Suffrard, a appris infohaiti, selon une source
proche de l'enquête.
Selon des récentes
déclarations publiques du leader paysan Charles
Suffrard, coordonateur national de KOZEPEP, celui-ci
et d'autres dirigeants de l' organisation, se sont mis
depuis quelques temps à couvert, après
avoir été mis au courant de la mise en
branle du complot.
Des versions proches de
KOZEPEP font savoir que M. Suffrard aurait déjà
révélé formellement au juge d'instruction
Claudy Garsant, les multiples difficultés rencontrées
sur le terrain, particulièrement dans l'Artibonite,
et à travers d'autres régions du territoire,
face aux tenors locaux de Fanmi Lavalas. Selon les mêmes
sources, des secteurs importants au sein du parti au
pouvoir reprocheraient actuellement à l'ancien
président Préval, d'avoir tout fait pour
encourager la poursuite de l'enquête qui, à
sa conclusion prochaine, pourrait emporter des têtes
influentes de l'actuel pouvoir. Les responsables de
KOZEPEP ont affirmé être l'objet de campagnes
souterraines, présentant l'organisation comme
n'ayant affiché aucune allégeance au parti
de Jean Bertrand Aristide ou à la personne de
ce dernier. "La mission du sénateur Médard
Joseph est d'une part, engager la compétition
sur le terrain avec les leaders de KOZEPEP et surtout
éliminer physiquement Suffrard et toutes têtes
pensantes de l'organisation" a affirmé un haut
dirigeant de ce mouvement sous couvert de l'anonymat.
Quant au complot contre l'ex-président René
Préval, la source judiciaire affirme qu'il s'agirait
d'un stratatagème visant à stopper l'enquête
sur l' assassinat le 3 avril 2000 de Jean L. Dominique,
considéré déjà comme un
crime d'Etat.
Par ailleurs, à
l'occasion de la célébration de la journée
mondiale de la Liberté de la Presse, le 3 mai
prochain, le Freedom Forum ajoutera le nom de Jean L.
Dominique, au Monument des Journalistes à Washington.
Le nom du directeur général de Radio Haïti
Inter sera apposé à côté
de 26 autres journalistes assassinés pendant
l'année 2000, dans plusieurs pays du monde.
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