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morts et plusieurs blessés à la prison
centrale de Port-au-Prince lors d'une mutinerie
Cinq
détenus ont été tués jeudi
soir lors d'une mutinerie qui a éclaté
au Pénitencier National
Cinq détenus ont été tués
jeudi soir lors d'une mutinerie qui a éclaté
au Pénitencier National, le plus grand centre
de détention du pays, a annoncé vendredi
M. Clifford Larose, Directeur Général
de l'Administration Pénitentiaire Nationale
(APENA).
Selon le responsable, ces personnes ont trouvé
la mort lors d'une mutinerie déclenchée
hier jeudi vers trois heures. Ils ont tenté de
mettre le feu à leur cellule. Les nombreux
policiers venus en renfort pour circonscrire le mouvement
ont dû faire usage de leurs armes, en état
de légitime défense, a expliqué
le Directeur de l'APENA.
Plusieurs unités spécialisées
de la police ont été dépêchées
sur les lieux pour tenter de maîtriser la
situation, a indiqué M.Larose à la presse.
Les policiers ont tiré des rafales et ont
fait usage de gaz lacrymogène. Deux détenus
ont été atteints par des balles perdues
tandis que deux autres, armés de couteaux et
de machettes, ont trouvé la mort en s'attaquant
à des agents qui ont riposté, a-t-il
également indiqué. Des côtés
des agents de l'APENA, on compte deux blessés.
Plus de 2000 prisonniers étaient entrés
en rébellion jeudi après-midi, à
la suite de la mort de l'un des leurs, tué
lors d'une altercation avec un agent du pénitencier.
Les détenus, armés de couteaux et de machettes
pour la plupart, ont d'abord mis le feu à
une partie de la prison, notamment la cuisine et l'infirmerie,
a-t-on appris sur place.
De nombreux détenus malades et une dizaine de
personnalités importantes, comme l'ancien
général président Prosper Avril
et l'ancien commissaire de police de Port-au-Prince
Coles Rameau, ont été transférés
dans un autre centre de détention, a-t-on
appris.
En fin d'après-midi, la police a autorisé
la presse à pénétrer dans l'enceinte
de la prison. Le spectacle offert aux yeux de l'envoyé
spécial de HPN était cauchemardesque
: plus de 2000 détenus, entièrement nus,
les corps attachés entre eux, étaient
face contre terre, dans des flaques d'eau et des mares
de boue, les fesses à l'air, subissant une humiliation
totale.
Aux dernières nouvelles non confirmées,
la liste des victimes se serait allongée
à sept.
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