Dissemination des thèmes de la conférence

  1. En Guise de Réponse. Sen. Rudolph Boulos. Haïti en Marche
  2. Double Nationalité : L’heure de l’Intérêt National a Sonné. Guichard Doré. Le Matin
  3. Pétition Contre l’Occupation du Territoire Haïtien. Radio Focus
  4. Les Nouveaux Putschistes. Ray Killick. Le Matin
  5. Le mouvement paysan met en garde contre des velléités d’un projet anti-démocratique. Chavannes Jean-Baptiste. Alterpresse
  6. Bringing the Rencontre to New Jersey. James Morrell
  7. La Constitution est la dernière citadelle de la souveraineté et de l’indépendance d’Haïti. Georges Michel
  8. La Déclaration de révision est nulle. Georges Michel. Le Matin

Photos

 

 

1. En Guise de Réponse

Sen. Rudolph H. Boulos

The Patriotic Meeting for National Salvation held in Santo Domingo was based on the simple notion that no country can develop without a strong theoretical foundation, a well-structured reflection, and a clear vision by its elites that is shared by the rest of the body politic.

The meeting at Santo Domingo was a way to engage certain of the best and brightest of the Haitian intelligentsia in a creative reflection to explore a new paradigm of the state, a consolidation of the nation, and a civic engagement to promote notions such as accountability, free enterprise, security of life and property, promotion of investment, clean-up of public finances, and a long-term resolution of the situation of Haitians in the Dominican Republic.

 

 

2. Double nationalité

L’heure de l’intérêt national a sonné.

8 septembre 2009

Guichard Doré

Un candidat à la présidentielle est radié sur la liste électorale, deux sénateurs sont renvoyés pour avoir en leur possession un passeport américain, deux Députés sont identifiés comme étrangers et un Ministre du gouvernement de Madame Duvivier Michel PierreLouis aurait été écarté pour cause de la nationalité étrangère . . . Cliquez ici

 

3. Pétition

Contre l’Occupation du Territoire Haïtien par les Forces des Nations Unies

drapeauConsidérant que la présence coloniale des Nations Unies sur le territoire d’Haïti à travers ses soldats, ses contingents armés et ses proconsuls constituent une entrave à l’indépendance nationale et à l’exercice de la souveraineté nationale du peuple haïtien.

Considérant que l’occupation onusienne constitue un affront à la dignité nationale, porte atteinte au droit à l’autodétermination du peuple haïtien, bafoue le droit des Haïtiens à se diriger et à s’auto administrer et constitue une insulte à la Première République Noire du monde.

Considérant que le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit mettre un terme à cette occupation qui ternit l’image du pays et blesse l’orgueil national.

Considérant que la communauté internationale a toujours choisi les moins doués de nos concitoyens pour placer à la direction nationale en vue d’arriver à la situation d’aujourd’hui.

Considérant que les Haïtiens, épris de l’esprit de liberté et de justice et ayant le sens de l’Etat, ont toujours été écartés par les officines préparant la débarque nationale.

Considérant que l’équipe propulsée au timon des affaires du pays par les impérialistes latino américains a tout fait pour maintenir les forces d’occupation qui protègent leurs intérêts mesquins en laissant la population à ses risques et pA 9rils.

Considérant que le peuple Haïtien a suffisamment de maturité pour prendre en main son destin.

Considérant que le peuple n’a pas demandé la présence des troupes et soldats étrangers sur le sol de Dessalines et de Pétion pour assurer sa sécurité.

Considérant que le pays a formé des gens valables et ayant le sens de l’Etat et de l’intérêt public pour prendre en main le destin national

Considérant que la présence des soldats onusiens constitue pour le peuple haïtien une insulte à la dignité nationale d’Haïti et à l’honneur d’un membre fondateur de l’ONU.

Considérant que les sommes d’argent dépensées par la MINUSTHA n’ont aucun impact sur l’économie du pays.

Considérant que les sommes dépensées par la MINUSTHA sont des ressources financières que la communauté internationale met à la disposition du peuple haïtien.

Considérant que les sommes dépensées par la MINUSTHA peuvent être  rationnellement utilisées pour créer une nouvelle force nationale de protection du territoire, réaliser des actions visibles de développement, protéger l’environnement, promouvoir et consolider la démocratie en Haïti.

Considérant que la culture de la paix, son maintien et son épanouissement ne peut-être qu’endogène.


Nous, les citoyens et citoyennes signataires de la présente pétition, demandons :

a)      à toutes les instances internationales et chancelleries étrangères de respecter le droit du peuple haïtien à s’auto administrer et aider un peuple qui a contribué aux idéaux universels de progrès et d’humanité à reconquérir sa souveraineté ;

b)      aux gouvernements étrangers qui fournissent les soldats formant le contingent militaire de Nations Unies en Haïti de rapatrier leurs soldats qui sont actuellement en Haïti et de surseoir définitivement à l’envoi de nouveaux soldats dans le pays.

c)      au gouvernement américain, à l’Union Européenne, au Secrétaire Général des Nations Unies, au Parlement Européen, aux pays et puissances amis d’Haïti de respecter le droit du peuple haïtien à vivre sur un territoire indépendant et à faire fonctionner des institutions républicaines détentrices de la souveraineté nationale à l’abri des soldats des Nations Unies ;

d)      à la communauté internationale de maintenir et de trans férer aux institutions compétentes haïtiennes l’enveloppe budgétaire de la MINUSTHA pour une période de Cinq ans en vue d’appuyer les institutions haïtiennes de protection du territoire, de la sécurité et de la démocratie.

Nous Réclamons immédiatement :

1-      Le calendrier de la désoccupation du territoire c'est-à-dire20le calendrier du départ du territoire national des troupes des Nations Unies ;

2-      La mise en branle des mécanismes devant aboutir à la formation d’une nouvelle force publique de protection du territoire national ;

3-      La mise à l’écart des proconsuls onusiens qui, dictant des injonctions aux inst itutions nationales, entravent l’expression de la souveraineté populaire ;

4-      La reprise en main du pays par les fils et filles doués (es) de la conscience nationale  et qui ont le sens de l’intérêt commun.

                                            Fait à Port-au-Prince, le 28 septembre 2009

Suivent les signatures . . . Cliquez ici

Version anglais espagnole créole

 

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4. Les nouveaux putschistes

8 novembre 2009

Ray Killick

Dans leur sagesse, les constitutionnalistes de 1987 ont cru pouvoir faire échec à l’inclination autocratique innée du président de la République dans un partage balancé du pouvoir entre celui-ci et son Premier ministre (PM). Cependant, l’idéal constitutionnel va se heurter à la réalité politique qu’impose la cohabitation du président et de son PM, constitutionnellement chef réel du gouvernement, dans un pays qui n’a ni la tradition démocratique ni le respect de la charte fondamentale. Et toute réalité politique dépend des enjeux de la conjoncture et de la culture politique qui façonnent les interactions et tractations politiciennes . . . Click here to continue

 

5. Le mouvement paysan met en garde contre des velléités d’un projet anti-démocratique

8 novembre 2009

Chavannes Chavannes Jean-Baptiste

P-au-P, 04 nov. 09 [AlterPresse] --- Le Mouvement paysan national du congrès de Papaye (Mpnkp) lance un cri d’alarme sur le danger de mise en place d’un projet antidémocratique par le pouvoir en place, au regard des derniers développements de la conjoncture nationale ayant abouti au vote de censure contre la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis . . . cliquez ici

 

 

6. Bringing the Message of the Rencontre Patriotique to New Jersey

HAITIAN-AMERICAN ASSOCIATION
The "Haitian American Association of New Jersey" group would like you to meet with a group based in Washington, DC 
On: Saturday October 24, 2009
At:  4to 6PM
At: Fairfield Inn Marriott & Suites Newark Liberty International Airport
     618 Routes 1 & 9 South ( Hillside Ave Exit
     Newark, NJ  07114

Powerpoint Presentation shown at Newark

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7. La Constitution est la dernière citadelle de la souveraineté et de l’indépendance d’Haïti

Georges Michel

Réponse à l’Ambassadeur d’Espagne
M. Juan Fernandez Trigo

Nous avons entendu sur les ondes de Radio Métropole au micro de notre confrère Wendell Théodore les déclarations un peu surprenantes S.E. l’ambassadeur d’Espagne M. Juan Fernandez Trigo à l’occasion de la fête nationale de son pays le 12 octobre dernier.
L’ambassadeur Fernandez Trigo se fait carrément l’avocat des réformes constitutionnelles proposées. Ces réformes ne feront aucun bien au pays et n’auront pour effet que de fragiliser inutilement la Constitution de 1987, nonobstant que la Déclaration de révision elle-même soit affectée de plusieurs causes de nullité la rendant inopérante et inapte à déclencher le processus de révision prévu par la Constitution. Si le processus de révision constitutionnelle mal engagé aboutissait quand même, le pays serait plongé immanquablement dans une grave crise constitutionnelle et politique.

L’Ambassadeur d’Espagne ignore certainement la longue histoire constitutionnelle et politique d’Haïti et notre long cheminement vers la démocratie commencé avec le Manifeste de Praslin du 1er septembre 1842 et la Glorieuse Révolution démocratique de 1843. Quand on intervient dans une question qu’on ne domine pas, on fait nécessairement des dégâts. Nous ferons respectueusement remarquer à l’Ambassadeur Juan Fernandez Trigo que s’il est intéressé par la riche histoire constitutionnelle et politique d’Haïti, il doit commencer par l’étudier. Nous ne sommes pas la Guinée Équatoriale qui a tout juste quarante ans d’indépendance qui n’a connu que deux chefs d’État, le dictateur sanguinaire Francisco Macias N’Guema et qui est gouvernée depuis trente ans par un seul et même chef d’État, le cousin du précédent le général Teodoro Obiang N’Guema.

Notre souveraineté est amoindrie certes et la Communauté internationale est un acteur incontournable de notre vie politique, mais la question des amendements à leur Constitution doit être traitée par les Haïtiens et par les Haïtiens seuls. Les amendements patronnés par les étrangers en 1917, 1918, 1928 ont été nuisibles et ont conduit à des catastrophes. L’Ambassadeur avant d’opiner aurait dû se renseigner auprès des gens qui connaissent le dossier et qui n’ont pas une vision superficielle de la chose constitutionnelle haïtienne. La Constitution est la dernière citadelle de la souveraineté et de l’indépendance politique d’Haïti, nous devons faire bloc autour d’elle pour la défendre contre les attaques contre elles, qu’elles viennent d’Haïtiens ou d’étrangers.

Cependant, les déclarations de l’Ambassadeur d’Espagne ont des points positifs. Les Haïtiens sont heureux que leur première ancienne métropole s’intéresse également à eux. Nous savons que l’autre ancienne métropole la France ne nous lâchera jamais, mais c’est quand même mieux quand deux anciennes métropoles s’occupent de vous, et quand elles sont par surcroît membres de l’Union Européenne.

L’Espagne est restée officiellement 205 ans dans cette partie de l’île (1492-1697) et les territoires de culture et de traditions espagnoles qui constituent le Centre de notre pays ne sont devenus haïtiens que plus tardivement. Il existe encore des survivances du droit rural espagnol dans le Plateau Central, et jusqu’à la révolte de Charlemagne Péralte au début de la première Occupation on trouvait encore dans la région de très vieilles personnes qui parlaient espagnol. Péralte lui-même est d’ascendance espagnole, comme d’autres familles du Plateau Central les Montero, les Bréa, le sont aussi. La mère du Président Sténio Vincent était une demoiselle Bréa …. Une grande partie de la toponymie de notre région centrale est espagnole, alors que seuls deux noms espagnols Caracol (Escargot) et Tiburon (Requin) ont survécu tels quels dans la partie devenue française en 1697, pour désigner deux localités, alors que nous n’en avons relevé qu’un seul Palo Alto (bâton haut = totem indien) dans la zone de Fermathe, pour désigner un simple lieu-dit, où selon la tradition il avait existé un totem indien à l’arrivée des Espagnols dans notre île.

En dépit du fait que nous ne parlions pas espagnol, Haïti est un pays latin qui est membre à part entière de l’Amérique Latine. Il existe une Amérique Latine comme une Afrique Latine. Haïti et l’Espagne sont deux pays latins membres de l’Union Latine (www.unilat.org), organisation intergouvernementale créée en 1954, par le Traité de Madrid qui regroupe la très grande majorité des États latins. Le groupe francophone est malheureusement le moins bien représenté dans ce club des nations latines dont le site est très intéressant à visiter.

Les rapports des Haïtiens avec les Espagnols (d’Espagne) sont toujours faciles et empreints d’une grande cordialité.
Nous apprécions la chaleur humaine et la simplicité des Espagnols.
L’Espagne est un grand pays moderne et industriel. L’investissement espagnol serait bénéfique pour notre économie, et en particularité dans le secteur touristique.
Le capital espagnol a fait merveille à Cuba et en République Dominicaine. On a interprété de manière positive l’ouverture d’un centre culturel espagnol à Port-au-Prince. La Coopération Espagnole est très active en Haïti surtout dans le département du Sud-Est. L’Espagne est un partenaire plein de potentiel dont nous pouvons tirer beaucoup.
L’intérêt que nous porte l’Espagne est une grande opportunité pour nous que tous les secteurs de la vie nationale se doivent de saisir.

Dr Georges Michel
Ancien constituant de 1987

 

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8. La Déclaration de révision est nulle, la 49e Législature a pour devoir de la rejeter

Le matin 11 novembre 2009

Georges Michel

Il ne faut pas voir en nous un rabat-joie ou un empêcheur de danser en rond, ni un homme qui est opposé à toute forme de révision constitutionnelle.
Notre position en la matière a toujours été claire. « En matière d’amendements à la Constitution, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi n’importe comment. » C’est bien ce qui risque de se produire pourtant si la 49e Législature accepte de travailler sur la Déclaration de révision votée par le Parlement le lundi 14 septembre 2009 dans les conditions que l’on sait et publiée au journal officiel Le Moniteur 22 jours plus tard le mardi 6 octobre 2009.

En tant qu’ancien constituant de 1987 et en tant que simple citoyen, nous avons le devoir de relever les causes de nullité absolue qui affectent ce document et de les révéler au public . . . Cliquez ici

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